Le retour de la pluie et des mots — (English text, click here)" />

04/09/2003

Souvenirs Bulgare de Sara

Date: Sat, 30 Aug 2003 15:20:24
From: Sara
Subject: souvenirs de Bulgarie

Bonjour les amis,

Je reviens d'un superbe voyage et j'avais envie de partager avec vous quelques impressions; non vous n'aurez pas le loisirs de zapper sur des photos, nous n'en avons prise aucune, juste les images du coeur.

Nous sommes donc parti 2O jours en Bulgarie, pays comme vous le savez sans doute vit un total chaos économique, chute d'un système, élaboration à " l'arach" d'un nouveau faisant places à beaucoup d'incompréhensions et d'inégalités sociales.
Alors OUI à l'élargissement de l'Europe seulement et seulement si les droits sociaux sont égaux partout dans la nouvelle C.E et que l'on arrête l'exploitation d'ouvriers en faveur des multinationales créant chez nous montée du chômage et de colère non entendue( Cockerill,...).

En Bulgarie, vous pouvez loger chez la mamie du coin pour 2E50 manger un repas complet pour 50 c pour cela il faut éviter les piège du capitalisme et du tourisme branché —guide du routard,...—

Nous avons marché, beaucoup.
Dans les montagnes de Rila( plus grand monastère orthodoxe au monde)
les Pirins et les Rhodopes.Un jeune enfant nous a sauvé des morsures de serpent, nous avons écouter les musiques et chants de quelques voyageurs bulgares partageant le même repas d'un vieux gîte inconnu des guides que l'on trouve à la fnac.

Chèvres, taureaux, chevaux, moutons courent en pleine liberté dans les alpages faisant tintiller leurs clochette; parfois, bâton à la main il faut se créer sa place sur les chemins, tellement appréciée des bovins.
Nous avons rencontré quelques marcheurs assoiffés tout comme nous; on s'échangent les tuyaux pour dormir et où trouver la source.
Montagnes, lacs, calme,beauté.
Il fait quand même froid dans la tente...

Pour finir, la mère, bleu azur et verte avec des dauphins.
Une crique rien que pour nous à "oil p" les touristes se trouvant dans les grandes plages de la mer Noire.Nous nous étions à 10km de la Turquie, dans le dernier petit village de la côte bulgare.

Quelques rares et courts passages dans les villes:pauvreté, mendicité, délinquance, bidonvilles, flics, jeune explosé à la colle... et les bâtiments touristiques et les souvenirs de la cathédrale, et Coca-cola, et Mac-do,...

Pendant 5 heures, nous avons fait moins de 100km dans un train à vapeur, entre chaque wagon, il y avait des petites passerelles pour voir le paysage ou pour toucher les arbres ou pour discuter avec les autochtones afin de les dissuader de ne pas venir en Belgique. NO RABOUTA pas de travail.

Il faut y aller, moi-même, je me suis rendu compte que j'étais embourbée dans un putain de luxe capitaliste avec de faux besoins de consommation. Il suffit de voir leur regard...

Je m'arrête là, je vais recupérer mon fils, ça fait un mois que je l'ai pas vu. Je vous embrasse bien fort.
Sara.

12:43 Écrit par BroC | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

souvenirs bulgares de Sara.....pas très d'accord L'idée de partir, connaître les gens, vivre proche d'eux, c'est très très beau tout ça, mais pourquoi toujours critiquer la société dans laquelle on vit, .... avant de critiquer il faut faire la démarche de vraiment vivre dans un autre pays pour voir, vraiment vivre cela veut dire travailler, là-bas, y avoir une famille, élever ses enfants....
moi je suis partie 10 ans à l'étranger, je voulais autre chose que métro boulot dodo, puis avec le temps je me suis dit que vraiment on bien dans notre société capitalise, quand on est malade on a la mutuelle, les enfants vont dans de bonnes écoles et ont du matériel scolaire, je ne suis pas obligée de les mettres dans une école privée parceque les écoles de l'état sont souvent en grève, il y a des bourses d'études, les allocations familiales,.....j'en passe et des meilleures....nous sommes rentré en Belgique pour eux, qu'ils puissent étudier, connaître d'autres choses.
J'ai trouvé votre texte très beau, .....mais j'ai beau le lire et le relire non, je ne suis pas d'accord.....

Écrit par : Marie-Claire Baré | 04/09/2003

Ha? Bon! Ce que j'aime dans le texte de Sara c'est de sentir combien la marche nourrit un autre rythme que celui de notre société, et donc aussi une autre manière de pensée.
Il n'y a là aucune volonté de polémique. La multiplicité de points de vue et de dé-marches m'est essentielle.
Que notre société ait des bons côtés n'est pas à mettre en doute, mais on ne peux nier qu'elle est aussi terriblement destructrice, d'individus, de cultures, de libertés et de créativité.
Sara parle aussi d'une question d'actualité qui est, pour ma part, souvent considérée comme un fait acquis: l'Europe se gonfle de ses voisins.
Toute idée acquise est dangereuse.
La marche est un mouvement lent mais permanent. Elle permet de tourner autour d'un arbre et d'en voir de multiples points de vue (pas tous). Elle encourage une réflexion et une vision du monde à taille humaine.
Personnellement je ne trouve bien peu d'accès à taille humaine à l'UE.
Mon vécu est que parce que je suis dans la société jusqu'au cou (j'ai la grande prétention de garder quelques cellules de moi-mêmes indemnes) je peux et doit la critiquer. Parce que je la vis en moi, je suis le mieux placé pour en parler, à mon niveau. J'en suis un acteur (in)volontaire, je veux participer.
Cela dit, rien n'est ni noir ni blanc et les terres incertaines, les nuées changeantes, les espaces intermédiaires, j'aime ça. :-)

Écrit par : BroC | 04/09/2003

réactions j'apprécie les commentaires et les critiques, je suis bien sur d'accord avec toi Marie-Claire, j'émets juste la crainte que cela disparraisse, laissant la place à notre confort. N'aurait'il pas moyen de combiner les deux? Quand je pense à ce que Nicolas Ciauscescu(excuse moi pour l'horrible ortographe) à failli faire en roumanie: détruire tout le patrimoine au profit d'usines et d'hlm.
normal tu vas dire, il faut bien concurrencer les autres pays, il faut que l'éconnomie fonctionne...Alors oui, j'ai très peur, car pour moi, derrière tout les avantages que l'on nous offre, se cache la quête du pouvoir, on nous fait croire que nous sommes entendu, pris en considération, j'ai peur que ce soit des discours pour nous endormir et mieux agir puisque tout le monde est content.
Je ne sais plus quoi penser, mais ce que je sais , c'est que d'ici 5 ans, tout ce j'ai raconté aura disparu, suuf la misère, qui elle bien sûr,...

Écrit par : sara | 05/09/2003

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