26/10/2003

Get in SHAPE — (English text, click here)

Gamin, je fus très impressionné par le personnage de Gandhi et son engagement pacifique. Il y avait pour moi comme un décalage ahurissant entre l'objectif d'indépendance d'un pays et les moyens pacifiques mis en œuvre.
Entre filer le coton quotidiennement, la marche à pied et la reconnaissance du gouvernement anglais, le lien n'était pas évident à saisir du haut de mes 10-12 ans.
Ce qui m'impressionne le plus, c'est l'exigence vis-à-vis de soi-même pour mener à bien des actions dans un tel esprit. Actions qui me semblent aujourd'hui encore extrêmement saines et nécessaires.
Agir pacifiquement ne signifie en rien être mou et docile. Courber l'échine est même à l'opposé du pacifisme, comme du véritable respect.


En voici un exemple "tout chaud" d'hier, tout près d’ici.

[ MAISIERES / MONS | 25.10.03 ] Des armes nucléaires sont positionnées illégalement en Belgique, c'est un fait. Après avoir organisé les inspections à Kleine Brogel où elles se trouvent, l'asbl. Bomspotting nous emmène à la recherche des plans concernant leur utilisation, au SHAPE.[…] Ce samedi, un milliers de défenseurs de la paix ont tenté d'entrer dans cette base militaire ...
Dans un contexte international où les USA déclarent ouvertement considérer utiliser à nouveau les armes nucléaires contre leurs ennemis, l'action d'aujourd'hui prenait tout son sens.
[…]
En fin de journée 55 avaient réussi à pénétrer sur le terrain pour tenter de réaliser des "inspections civiles" à la recherche des plans de l'OTAN. Parmi eux, un groupe de 12 s'était infiltré dans le camp à l'aube [photos], et 3 sont parvenus à proximité du bâtiment principal avant d'y être arrêté.Durant la journée, 470 autres activistes ont été arrêtés à l'extérieur de la base ou en tentant d'y pénétrer.

Le plus cher désir de ces amoureux de la paix? Être arrêtés et poursuivis devant la justice pour être entrés sur un terrain militaire, afin d'y faire valoir les décisions de la cour de justice internationale de La Haye condamnant l'usage ou la menace au moyen d'armes nucléaires. À défaut d'un procès que les quatre opérations précédentes n'ont pas provoqué, les organisateurs entendent mettre la pression sur les autorités belges et se félicitent de la participation de plusieurs parlementaires.

Get in SHAPE convoi d’un autre âge

Les prisonniers ont subi des traitements très différents selon le surmenage et l'humeur de la police. Alors que certains ont été forcés de rester 5 heures d'affilées, sans pause pipi dans un bus bondé, d'autres étaient dans des tentes ou des enclôts. Alors que certains affirment que leur identité n'a même pas été contrôlée, d'autres ont été photographiés de force, dans la plus parfaite illégalité.
Mais la palme revient sans doute à ce cortège de prisonniers ramenés à pied, menottés, derrière un combis, encadrés par une dizaine de policiers à cheval ... Une image d'un autre âge ...

[ Merci à red kitten pour son copyleft copyleft]
L'entièreté de l'article indymedia.be
Plus d'infos sur Bomspotting vzw

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Get in SHAPE — (texte français, cliquez ici)
When I was a child, I was impressed by Gandhi and his peacefull engagement. I leaved a large gap between goal of independence of India and peacefull processes used.
Between to spin cotton every day, the walk and recognition of UK government, the link was not clear to understand with my 10-12 years old.
What makes a strong impression on me, is demand from oneself to carry out actions in this way. Today these actions are always deeply sane and necessary, for me.
To act peacefully is not to be feeble and docile. To submit is exactly opposite to peacefull and real respect.


Here you have a recent action, close of us : Bomspotting vzw

21:30 Écrit par BroC | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/10/2003

juste pour signaler un nouveau blogue au titre explicite :-)

allochtone

23:14 Écrit par BroC | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Cahier de Rennes (3) Par dehors — (English text, click here)

(11h10 — rue de Nemours — l'aveugle)

Juste après ma saturation de l'écoute sonore , j'ai choisi de suivre un aveugle (le bruit régulier de sa canne m'avait appelé). Il cherchait à se repérer aussi à la forme des panneaux en devanture.
Au premier carrefour (rue du Pré-Botté), j'ai perçu les boules au bord du trottoir annonçant le passage pour piétons. Il s'est arrêté. Je me suis proposé pour l'aider à traverser. “Oui, parce qu'il y a un marteau piqueur.”

Il réagi aux gouttières, aux moulures, aux cabines téléphoniques, aux poubelles qui n'ont qu'un fin pied.

Difficultés à sentir un passage qui commence par une marche à monter (l'ouïe est ici prépondérante. Différence de profondeur sonore, de réverbération). Un mendiant lui parle afin d'être contourné.
Il entre chez France Télécom. Je l'attends 15 minutes. Il ressort. Sur le chantier devant (place de la République) il s'arrête, incapable d'encore avancer à cause de la présence d'un moteur de camion-grue. Plus de possibilité de s'orienter sur la place dégagée. Un jeune homme lui viendra en aide pour traverser toute la place et le quai Lamartine. Il va jusqu'au bar de l'Équipe, rue Baudrairie, via la place de la Mairie. Il ressort à l'arrivée d'une dame, échange quelques mots puis s'en va quelques maisons plus loin chez AVH (Association Valentin Haüy - au service des aveugles et malvoyants).

J'hésite longtemps à entrer en contact et fini par choisir de ne pas intervenir cette fois. Je repasserai pourtant après 17 heures. Envie d'échanger mais quelque chose manque à l'intérieur de moi…

Je lui addresserai une lettre retranscrivant l'ensemble de ma promenade sonore et quelques réflexions, le lendemain avant de quitter Rennes. Il s’appelle Alain.

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Note book of Rennes (3) Outside — (texte français, cliquez ici)

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(11:10 — Nemours’ Street — the blind man)

Just after my saturation of sound walk , I choose to follow a blind man (the rhythm of his stick tempted me). He searched his marks with forms of panels on shops fronts.
At the first crossroad (Pré-Botté Street), I perceived relief on pavement announcing the walkers way. He stops. I propose to help him. “Yes, he says, because there are a pneumatic drill.”

He reacts to gutters, mouldings, phone boxes, trashes with just a find leg.

Difficulties to fell a covered way starting with a step to get up (hearing is essential here; difference of sounds surrounding, of reverberation). A beggar talks with him to be get round.
He comes in Franc Telecom. I’m waiting 15 minutes. He comes out. On the site (Republic Square) he stops, unable to go more far because an lorry-crane’s engine invests all the sound space. No more possibilities de find his way on this large place. A young men will come help him to cross all the square and the quay Lamartine. He goes until the Team’s bar, Baudrairie Street, by Town Hall Square. He goes out when a women is arriving. They share few words and he leaves near, few houses far away, to AVH (Association Valentin Haüy – of service to the blind and bad viewer people).

I hesitate for a long time to come into contact with him and, at least, I choose don’t intervene for this time. But I will come again after 5 pm. Desire to share but something is lacking in me…

The day after, before to leave Rennes, I would send him a letter telling all the walk of the day and some toughts. He’s Alain.

21:58 Écrit par BroC | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/10/2003

Marcher en Tchétchénie est dangereux — To walk in Chechnia is no quiet

Give peace a chance in Chechnia

15:21 Écrit par BroC | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/10/2003

Cahier de Rennes (2) Par dehors — (English text, click here)

Ballade sonore — 1 kilomètre — 1 heure

Rennes, jeudi 28 novembre 2001, 9h50 – rue F. Elleviou, 3e étage

‘Bonne journée’

dit-elle

Trousseau de clé résonnant dans la cage, 2 étages plus bas — porte et métal clé/serrure — pas irréguliers dans les escaliers.

Je m'assois pour déjà écrire — bruits de voix plus bas dans les appartements — scie circulaire dehors — camion sur chaussée humide.

Les bords des marches sont en bois — la poignée à du jeu dans la porte d'entrée — j'ai un sac plastique qui crisse et tire sur mes doigts par le poids des bottes qu'il contient — premiers oiseaux perçus — 2 espèces, un petite et un merle ou une pie probablement — bruit de fond des route — moteur de 2 roue — portières.

Je n'ai pas mis mes lunettes — je vois flou — je veux occuper tout l'espace.

Moteur d'un rouleau compresseur s'avancant dans le carrefour — fine bruine sur la peau — odeur de bitume chaud.

3 voitures passent sur le boulevard Pompidou avant que je n'y arrive — des ouvriers sur le parterre central parlent — feu vert: paquet de voitures.

Coup de vent sur le coin — moteur diesel — feuilles mouillées au sol — moteur au ralenti.

16 voitures passent jusqu'à ce que j'arrive sous le chemin de fer — les pneus sur l'asphalte mouillée font des bruits divers — 1 vélo au cliquetis caractéristique lorsqu'on ne pédale pas — 2 bus.

Le grésillement des caténaires humides —

un train au-dessus de moi — 2 motos — la vibration sous le pont est perçue aussi par la peau

— le passage du train à un changement de rail me revient via la façade de l'immeuble à 3 étages — une mobylette qui freine comme un vélo — (10h15 — je quitte le pont).

À nouveau l'eau sur les câbles électriques — grésillement très attirant.

Passage du carrefour aux innombrables véhicules — un camion aux freins qui décompressent — vibration tactile d'un bus qui démarre.

(rue Docteur F. Joly) — un piéton aux semelles crêpes? — 2 femmes qui parlent — la sonnette de la porte de la boulangerie — bruits d'enfants dans la cour d'école primaire — ballon qui rebondit régulièrement (dribble) — un cri strident répété 3x — une injonction masculine — des tas de paroles — des appels aigus — sifflet? — une classe qui revient à l'école — les deux accompagnantes discutent — différence de pression lorsque quelqu'un me dépasse avec un parapluie — un pas pressé grommelant — une plaque d'égout sur laquelle on passe — un vélo qui saute une bordure avec ses sacoches — un rire d'homme adulte.

Une voiture qui ralenti, freine en crissant et redémarre — un double coup de klaxon — la sonnerie de l'école plus loin — les bruits d'enfants qui deviennent une seule masse — au moins une mouette — 2 grosses gouttes qui tombent sur le trottoir.

Un moteur de grue — un claquement métallique — une alarme de marche arrière — le raclement de la pelleteuse dans les gravas et plaques d'asphalte — une porte de camion — un double coup de klaxon — le vrombissement sourd du camion en marche arrière devient plus aigus au point mort et perd sa dimension tactile — une pelle manuelle affine le travail — des pas traînants — des talons qui frappent le sol — une suite de 5 voitures — un sachet plastique sous le rythme de la marche.

Une mouette très fort — le vent doucement dans un arbre parmi les voitures qui passent.

(place des Colombiers) — 1 voix qui résonne depuis un parking souterrain — 1 petite soufflerie de bâtiment — voiture sortant d'un tunnel — au loin une sirène des secours — un souffle continu par des carreaux entrebaîllés — une fausse toux — l'ambulance se rapproche — 2 voix — un vélo — une voiture — une fenêtre que l'on ferme — une musique violon et accordéon — je vais voir.

Une autre soufflerie de bâtiment plus forte et plus aiguë — des talons qui sonnent, se rapprochent et me dépassent — d'autres en sens inverse — une porte métallique qui cliquette en s'ouvrant et racle en se fermant (2x) — des talons qui en ressortent — un vélo que l'on pousse — un imperméable au vent — un parapluie qui s'ouvre — un sac plastique — une moto qui démarre, ronronne, son pied qui claque — elle s'éloigne doucement — un raclement de gorge — le vent froid qui souffle derrière mes oreilles — un transpalette manuel chargé s'approche et me dépasse, s'éloigne.

10h50 — saturation!

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Note book of Rennes (2) Outside — (texte français, cliquez ici)

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Sound Walk — 1 kilometre — 1 hour

Rennes, Thursday 28 November 2001, 9:50 — F. Elleviou Street, 3rd floor

‘Have a good day’

she says

Keys resound in the staircase, two floors below — door and metal key/lock — unsteady steps in the stairs.

I sit down to write yet — noises of voices inside apartments below — circular saw outside — lorry on wet street.

Steps’ borders of stairs are in wood — the handle to the exit door has a left action — I have a plastic bag screeching and sticking on my fingers with the weight of plastic boots it contains — first birds eared — 2 species, a little and a blackbird or probably a magpie — surround noise of a road — a motorbike — car doors.

I don’t put my glasses — I see blurred — I want invest all the space.

Motor of a steam roller coming in the crossroad — fine drizzle on the skin — warm asphalt smell.

Three cars go by on Pompidou Road before I arrive there — workers on the central flowers bed are talking — green light: a lot of cars.

Gust of wind at the corner — diesel motor — a wet bed of leaves on the floor — slowing down motor.

16 cars go by until I arrive under the railway bridge — on wet asphalt each tyre sound differently — one cycle with the specific clinking when we don’t pedal — two bus.

The sizzle of wet catenary —

a train upstairs on the bridge — 2 motorbike — the vibrations under the bridge is perceptible by skin too

— the sound of train going by on a rail point is coming back to me via a three floors building — a motorcycle braking like a cycle — (10:15 — I leave the bridge).

Again, water on electric cables — sizzle deeply tempting.

Going by a crossroad with innumerable vehicles — a lorry with brakes decompressing — tactile vibrations from a bus driving off.

(Doctor F. Joly Street) — a walker with crepe rubber soles? — 2 women are talking — the bell of a baker’s shop rings — noises of children in a primary school playground — a basket ball is bouncing with regularity — high scream repeated 3 times — a male injunction — a lot of speaks — some shrill calls — a whistle? — a class of children is coming back to the school — two guides are talking together — a different pressure when somebody pass me with a umbrella — a speed step grumbling — a manhole cover where somebody put his foot — a bicycle jumps over a border with its bags — a adult men laugh.

A car is slowing down, brakes with screeching and drives off — a double sound of horn — the ring of the school far — children noises become one mass — a gull, or more — 2 big drops on the pavement.

A crane engine — a metallic slapping — an walking back alarm — the scraping of a mechanical shovel in rubbles and on asphalt — a lorry door — a double sound of horn (again) — the dull humming of the lorry driving back becomes shriller at the death point and looses its tactile aspect — a shovel achieves work — some dragging steps -— two heels are striking the pavement — a 5 cars file — a plastic bag with the rhythm of a walk.

A gull, higher — the wind softly in a tree with surround of cars going by.

(Colombiers’ square) — A voice is resonating from an underground parking — 1 little blower in a building — a car is drives out a tunnel — far away, an emergency alarm — a continuous breath from a half-opened window — a false cough — the ambulance comes nearer — 2 voices — a bicycle — a car — a window closed by someone — a violin and accordion’s music — I go to take a look.

Another building blower, stronger and shriller — some heels striking, comes close and goes far — some other in the other way — a metallic door rattles when its opened and scrapes when its closed (2 times) — some heels goes out of this door — a bicycle pushed -— a raincoat in the wind — an umbrella opens — a plastic bag in the air — a motorbike drives off, purrs; its feet slaps — its goes away slowly — a throat’s scrape — the cold wind blows behind my ears — a manual trans-pallet loaded comes, overtakes me, goes away.

10:50 — saturation!

17:24 Écrit par BroC | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Cahier de Rennes (1) — (English text, click here)

Par dedans

[7h30] — en train vers Bruxelles et Rennes, mercredi 28 novembre 2001
Je partais pour 3 jours sur Rennes. Cela avait plutôt mal commencé.

J’avais oublié de prendre le numéro de gsm. d’I.C. avec moi. Et, stressé, pas centré, je me suis trompé de code en allumant mon gsm. Le pire c’est que j’ai insisté, 3 fois! Pourquoi je me suis obstiné face aux refus de la machine? Le résultat c’est qu’après 3x, elle se bloque définitivement, réclamant le code PUK.
Code Puk? …connais pas. Je ne l’ai pas sur moi, évidement. Enlever la batterie et la carte ne change rien. Pas de g pendant 3 jours? C’est possible et peut-être nécessaire.
Il y a aussi eu un problème à la loco… le train s’est arrêté au milieu de nulle part un certain temps. Dans ces moments où rien ne va, cela semble prendre une ampleur déraisonnée. Serait-ce moi qui ai créé un problème au train ?

Là, je touche au cœur violent et douloureux de quelque chose en moi.
(Je remarque que seules les banquettes autour de l’africain et celle que j’occupe avec mon sac restent vides.)
Un conflit intérieur, profond et violent. Pas de quartier, pas de dialogue, un cri… et à la surface une bouffée d’expulsion, spasme psychique, comme possédé.
Mettre les deux parties à une table de négociation…
l’inconscient, le maître de l’ombre
conscient/inconscient — conflit — pourtant ce ne fut pas toujours le cas. Il y a eu de belles périodes d’échange et de collaboration.
Aujourd’hui c’est : Tiraillement — révolte — couper
Appel à être écouter, entendu.
Ok pour la table de négociation.

“faire corps avec”

conscient, inconscient


Et le dehors est plus fluide et le dehors est plus grand, plus vaste. Le conscient, dedans, est enfermé réduit. Il ne détient rien d’essentiel. Tout au plus est-il le gardien du centre. C’est ça, gardien du centre, du donjon, de l’alignement vertical, de la cohésion centrale. Noyau aimanté ou attractif (attraction de la sphère tournant sur elle-même) mais réduit, si réduit, petit point focal.
L’inconscient océan univers alentour envoie ou se fais arracher des particules. Et pourtant il a un ordre, l’ordre de la masse de l’omniprésence de latence de potentiel.
Que le conscient rentre en conflit avec l’inconscient est auto destruction
qu’il coupe les échanges est suicide
Dès lors que le contact avec l’inconscient est rétabli en bonne entente, il n’y a rien que je puisse craindre.
Allons-y Merci.

[9h41 — Thalys] — Une carte de téléphone — une cabine — attente — questions de l’opératrice — 2 essais et ça marche! Merci

La première et la seule relation en qui je puisse avoir toute confiance, totalement, est l’inconscient.

[12h30 — Rennes]
Il s’agit de laisser faillir la cohérence logique (intellectuelle, froide et rigide) pour faire émerger une cohérence psychique (basée sur les impulsions intérieures et donc les perceptions sensorielles)

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Note book of Rennes (1) — (texte français, cliquez ici)

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Inside


[ 7h30 ] — by train towards Brussels and Rennes, Wednesday November 28, 2001
I left for 3 days to Rennes. That had rather badly started. I forgot to take the I.C.’s mobile number with me. And, stressed, not centred, I input a wrong code by lighting my mobile phone. Worst is than I’ve insisted 3 times! Why I persisted in doing the same wrong code with the refusal of the machine? The result was after 3 times, it is blocked definitively, claiming code PUK.
PUK Code? I didn’t know. I’ve not it with me, of course. To remove the battery and the chip card does not change anything. No mobile during 3 days? It’s possible and perhaps necessary.
There was a problem with the engine… The train stopped in the middle of nowhere for a long time. In these moments when nothing goes right, everything seems to take an excessive scale. Does it possible I created a problem with the train?
There, I touch the violent and painful core of something in me.
(I notice that only the benches around the African people and which one where I’m sitting with my bag remain empty.)
An inner, major and violent conflict. No quarter, no dialogue, just a cry… and get up to the surface an expulsing puff, psychic spasm, as possessed.
To put both parts around a table of negociation…
Unconsciousness, Master of darkness
consciousness/unconsciousness — conflict — however it was not always like this. I remember beautiful periods of exchange and collaboration.
Today it’s: Tugging — revolt — cut
Call to be listen, heard.
Ok for a table of negotiation.

“To be an integral part of

consciousness, unconsciousness


And the outside is more fluid and the outside is larger, vaster. The consciousness, inside, is locked up, reduced. It holds no essential things. At most it is the guard of the centre. That’s right, guard of the centre, of the keep, of vertical alignment, of central cohesion. Magnetized or gravitational core (like the planet attraction) but reduced, so reduced, small focal point.
Unconsciousness’ ocean, universe surrounding is sending or having tearing particles off. And yet it contains an order, mass order, omnipresence order, latency and potential orders.
When consciousness is coming into conflict with unconsciousness it’s self destruction
When the first is cutting exchanges, it’s suicide
Since the contact with unconsciousness is restored in good agreement, I cann’t to be frightened.
Let’s go Thanks.

[ 9h41 — Thalys ] — A phone card — a phone box — waiting — operator questions — 2 tests and it goes! Thank you

The first and the only one relationship in which I can to trust fully in, completely, is with unconsciousness.

[ 12h30 — Rennes ]
The question is to let fail logical coherence (intellectual, cold and rigid) in a way to make emerge a psychic coherence (based on inner impulses and thus on senses perceptions)

17:04 Écrit par BroC | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |