la marche et les barbares — (English text, click here)" />

07/02/2004

find on the web / sur le net

Get off the internet, I’ll see you in the streets.

Quitte ton clavier, nous nous rencontrerons en rue.

20:40 Écrit par BroC | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

on a bien failli ! Ca a l'air chouette comme initiative popok

Écrit par : deras | 08/02/2004

mmmm Oui, c'est clair, le laboratoire APT fut une belle aventure. Elle s'est déroulée de janvier à juin 2003.
La rencontre entre diverses disciplines pour partager et explorer les notions de "théâtralité", c'est très tentant et enrichissant. Le fait d'être en laboratoire, sans objectif de produire un "objet" fini était pour moi essentiel. On en arrive vite à travailler sur, et avec, soi-même. Les visions se partagent, s'échangent, se distancient, se meuvent.
ADM(m)I devait tenir de ça aussi, non? Avec la nuance importante que vous aviez un spectacle à la clef.

Vivre dans une (autre) ville durant trois période d'un mois questionne aussi tout notre bagage culturel, mœurs quotidiennes, relations de voisinage,… et comme je lie ma recherche artistique à ma vie quotidienne, j'avais là, à Anvers, un champ vertigineux à investir.
D'autant que je logais à Borgerhout, là où eurent lieu divers incidents violents concernant l'immigration. En fait, mon expérience de vie sur place, fut à l'exrême opposé : c'était le quartier le plus agréable pour moi à Anvers, le plus sympathique, vivant et je m'y sentais non seulement bien mais aussi en sécurité, contrairement aux quartiers chics, au centre ville commercial, au quartier juif, etc.
Il y a pourtant aussi des dimensions très déroutantes : là le Vlaams Block à pignon sur rue, distribue des toutes boîtes fréquement, surtout sur Borgerhout, à l'adresse des émigrés (et jamais, au grand jamais dans le quartier juif des affaires).

Une limite du projet, à laquelle beaucoup d'entre nous se sont heurtés, tient dans le nom même des initiateurs : popok, à savoir POSTHOGESCHOOL VOOR PODIUMKUNSTEN.
Peu à peu est apparue la tendance à toujours nous ramener à la boîte noire et à la scène.
Moi-même, je vais plutôt en sens inverse : investir la vie comme j'investirais une scène. Partir du vécu de travail pour m'avancer dans la vie, plutôt que d'investir les éléments de la vie pour monter un spectacle. Questionner la façon dont j'entre dans la vie, dont j'en jouis, dont je la partage,… Bref, le travail artistique au complet : le processus de création et la communication de la création (ou du processus, en ce qui me concerne).
Et puis ce fut pour moi le moment de plonger dans le bain de l'anglais et d'investir une langue comme un outil artistique.
Expérience riche, racontée très brievement ici.

Écrit par : BroC | 09/02/2004

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